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21 février 2020

oreille

Techniques d’otoplastie

Derrière l’énigmatique terminologie « otoplastie » se cache, en réalité, l’intervention esthétique de correction des oreilles que l’on dit tout simplement « décollées » en langage familier. Le préfixe « oto » – que l’on retrouve aussi dans l’appellation « médecin ORL » – désigne en effet « l’oreille » en grec ancien.

L’otoplastie est une intervention sûre, couramment pratiquée, notamment chez l’enfant chez qui on peut y penser dès l’âge de 6-7 ans, quand la croissance de l’organe est terminée. Ca tombe bien, c’est aussi à ce moment de sa vie, qui correspond à l’entrée dans l’enseignement primaire, que l’enfant risque de subir des moqueries difficiles à comprendre et à supporter. L’oreille décollée est pourtant une malformation très fréquente, puisqu’on estime qu’elle touche 5% des bouts d’chou. Il n’est cependant jamais trop tard pour bien faire et se sentir mieux dans sa peau, une opération est donc également tout à fait réalisable à l’âge adulte.

Mais pourquoi l’oreille est-elle « décollée » ?

Trois malformations sont possibles, qui peuvent se chevaucher :

  1. Un défaut dit « de plicature de l’anthélix », soit une absence de pli au niveau de la partie de l’oreille qui a normalement la forme d’un Y ;
  2. Le cartilage de la conque (la partie creuse vers le conduit auditif) a une taille trop importante (« hypertrophie ») projetant l’oreille vers l’avant ;
  3. Le lobe de l’oreille est décollé (« valgus » du lobe).

C’est le plus souvent au niveau de l’anthélix et de la conque que le chirurgien va intervenir.

Différentes techniques peuvent être utilisées.

Sachez toutefois que les nouvelles techniques « mini-invasives » sont davantage un « phénomène de mode » que d’une réelle utilité. Ne vous laissez donc pas bluffer. Le meilleur chirurgien est d’abord celui qui maîtrise les techniques de chirurgie ET l’anatomie de l’oreille. Celle-ci, vu son architecture assez complexe, recèle en effet certains points de tension interne qu’il faut bien connaître pour éviter que les points de suture de remodelage de l’oreille ne se rompent après l’intervention.

Le chirurgien commence par réaliser une incision cutanée au niveau du sillon dit « rétro-auriculaire », c’est-à-dire dans le pli à l’arrière de l’oreille. Le chirurgien décolle ensuite la peau, sur une zone plus ou moins grande selon les besoins de l’intervention, afin d’accéder au cartilage. Dissimulées dans les plis naturels, ces mini-cicatrices seront quasi invisibles.
Plusieurs techniques de remodelage sont à la disposition du spécialiste, techniques qu’il peut éventuellement combiner entre elles.

La technique classique dite « de Mustardé et Furnas » repose sur la mise en place de points de suture (non résorbables) derrière l’oreille pour l’orienter et la maintenir en arrière. C’est là qu’il s’agit de maîtriser tensions et contre-tensions pour ne pas que les fils lâchent ! « Le résultat peut être joli mais parfois un peu plus douloureux », ne cache pas le Dr. Schauss.

La technique « de Stenström » et ses variantes consiste, elle, à râper/scarifier le cartilage. De petites incisions complémentaires sont parfois aussi pratiquées sur la face antérieure. Une fois aminci, ce cartilage est plus malléable, le médecin peut facilement lui donner la forme qu’il désire et recréer des plis. Les sutures sont sans tension et ne provoquent aucune douleur. Après l’intervention, quand le pansement est ôté, le gonflement de la zone opérée peut paraître un peu plus important, mais il faut laisser du temps à la cicatrisation avant de juger. A long terme, les résultats sont meilleurs et plus sûrs. Cette technique est généralement préférée par le Dr. Schauss.

En fonction de l’ampleur des corrections anatomiques à effectuer et de la technique chirurgicale choisie, l’intervention peut durer jusqu’à une heure trente (otoplastie des deux oreilles). Le pansement post-opératoire est réalisé avec des compresses modelantes, maintenues autour de la tête grâce à des bandes élastiques. Attention aux téléphones portables/casques après l’intervention : ils sont souvent de véritables nids de microbes, mieux vaut privilégier la fonction mains libres et se passer d’écouteurs un certain temps.

 

Posted in Médical by Dr Freddy Schauss
21 janvier 2020

Dacryocystorhinostomie, autrement dit « DCR »

N’essayez même pas de prononcer son nom, même si vous avez brillamment réussi jusqu’ici avec les autres termes médicaux en matière de chirurgie ORL : le mot « dacryocystorhinostomie » (à vos souhaits !) est tout bonnement imprononçable… Pas vrai ? Pour nous faciliter la vie et éviter d’éternuer à chaque ligne de cette fiche d’actualité, nous parlerons donc de « DCR ».
La DCR est une petite opération chirurgicale qui permet de soulager le larmoiement intempestif dont sont victimes certaines personnes. Ce larmoiement se manifeste par des yeux constamment humides ou par de vraies larmes qui coulent spontanément sur les joues comme quand il fait froid ou qu’il y a du vent. Sauf qu’on n’est pas à la mer… Un seul œil ou les deux peuvent être touchés.

De l’usine à larmes jusqu’à l’avaloir

Les larmes, on s’en rend compte lorsqu’elles coulent, sont fabriquées derrière la paupière supérieure, puis récupérées et drainées par un système d’écoulement qui va du coin interne de l’œil vers l’intérieur du haut du nez. Parfois, cet égouttage laisse à désirer. Parce que le canalicule est étroit, victime d’un rétrécissement, ou qu’il est carrément obstrué. Un peu comme un avaloir de rue à moitié bouché, qui n’engloutit plus les eaux de pluie en cas de drache nationale… Dans le cas de nos larmes, elles vont s’accumuler dans un sac – le sac lacrymal – qui peut gonfler sous leur poids, au niveau du coin interne de l’œil qui va larmoyer sans cesse. Par ailleurs, cette « eau stagnante », à la merci des microbes, peut s’infecter. C’est là qu’intervient la première partie de notre terme si compliqué : « dacryocystite » signifie inflammation du sac lacrymal. Le coin de l’œil (paupière inférieure) gonfle, il est rouge, voire chaud et/ou douloureux.

Attention, curage des avaloirs en cours !

La deuxième partie du mot – « rhinostomie » – concerne la solution à ce problème : il va falloir déboucher ‘l’avaloir à larmes’ pour évacuer à nouveau les grandes eaux vers les fosses nasales. Le spécialiste ORL va donc recréer une ouverture entre le sac lacrymal et les cavités du nez. Il peut passer par la voie externe ou se faufiler en interne par la narine pour aller chercher le sac lacrymal et le rouvrir. Cette formule – par abord endonasal, sous guidage endoscopique, et baptisée « West Operation » – est moins invasive qu’une incision externe (pratiquée, elle, à l’angle entre le coin de l’œil et le nez). Elle permet une reperméabilisation des voies lacrymales qui à leur tour vont permettre aux larmes de s’écouler directement dans le nez, ce qui empêchera désormais le larmoiement. Dans certains cas, une mini-sonde (en silicone) est placée pendant quelques semaines afin de rétablir le passage.
Comme pour les autres interventions ORL, une consultation préopératoire vous permettra de discuter avec le médecin et d’être informé.e de tous les phases du traitement.

 

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21 décembre 2019

traitements du ronflement

Ronchopathie, qu’est-ce que c’est ?

« Ronchopathie » … Serait-ce là le nom de la maladie dont souffrent les gens qui sont ‘ronchons’ dès potron-minet ? Que nenni ! Ce drôle de terme est en réalité l’appellation officielle du… ronflement ! Le mot s’inspire clairement du bruit émis par un dormeur qui ronfle (alternance de phases ‘rrrrron’, suivies de ‘schhhhh…’).

Ce son, plus ou moins élevé selon les individus, s’exprime en décibels (de 45 à 100 dB, soit le bruit de l’autoroute à l’échangeur de Battice !). Il provient d’un problème d’étroitesse des voies respiratoires, une exiguïté qui entrave le libre passage du flux d’air. Tout rétrécissement peut engendrer un ronflement, qu’il se situe au niveau du nez ou plus bas, du pharynx. Cette « sténose » peut être permanente, liée à une petite anomalie ou déformation anatomique du nez par exemple, ou être provoquée par la position couchée, particulièrement sur le dos parce que la mâchoire et la langue reculent vers l’arrière-gorge et que les parois « collabent », c’est-à-dire qu’elles s’affaissent sous l’effet de relaxation musculaire induite par le sommeil. Du coup, les tissus mous vibrent sous le passage de l’air, qui résiste pour se frayer un chemin.
L’American Academy of Otolaryngology estime que 45% des adultes ronflent de temps en temps, et 25% régulièrement. Elle ne précise pas le pourcentage d’hommes et de femmes… Et c’est tant mieux pour la paix des ménages ! Mais les femmes ne sont pas épargnées par le phénomène, de même que les enfants chez qui les amygdales et/ou les végétations jouent souvent un rôle.

Un traitement en plusieurs temps

La première étape, essentielle, quand on consulte un spécialiste, consiste à déterminer l’origine du ronflement afin de pouvoir le traiter efficacement. Les causes peuvent en effet être multiples : consommation d’alcool, de tabac, prise de certains médicaments juste avant le coucher (somnifères, antihistaminiques), surpoids, vieillissement… Améliorer son hygiène de vie, perdre quelques kilos en cas d’excès pondéral et/ou éviter l’alcool tard le soir, peuvent déjà apporter une amélioration.
D’autres facteurs peuvent cependant expliquer un ronflement, des causes davantage liées à la sphère ORL : déviation de la cloison nasale, obstruction provoquée par une inflammation chronique (allergie, sinusite), rétrécissement pharyngé (amygdales hypertrophiées), voile du palais long.
Si le ronflement est source de nombreuses blagues, il ne faut pas sous-estimer son impact sur la qualité de vie du ronfleur et sur sa santé : l’obstruction des voies respiratoires durant le sommeil entraîne une diminution de la ventilation, voire des apnées plus ou moins fréquentes et longues de la respiration. Il s’agit alors d’une maladie, qui peut avoir de graves conséquences sur l’état général (fonction cardiaque, capacité d’attention diurne diminuée). Maladie qui exige un traitement médical. Le rôle de l’ oto-rhino-laryngologiste est de prendre en charge une intervention d’élargissement des voies respiratoires (cloison nasale, voile du palais, luette, amygdales, polypes) ou tout autre traitement qu’il juge pertinent en fonction du profil du ronfleur.

N’hésitez pas à consulter, votre confort de vie (et celui de la famille qui partage votre toit) pourrait s’en retrouver nettement amélioré !

 

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21 novembre 2019

evaluation

Accident de travail : évaluation

L’incapacité à la suite d’un accident de travail – on est dans la sphère purement professionnelle – s’évalue par la diminution ou la perte de potentiel économique de la personne qui en est victime. Cette incapacité est estimée dans son ensemble, à l’aune de sa capacité de ‘concurrence’ sur le marché de l’emploi qui lui est propre. A sa ‘valeur économique résiduelle’, en quelque sorte.

« L’estimation de l’incapacité de travail va dépendre de la profession et de la formation de la personne. Ce qui importe, c’est si elle sait encore ou plus travailler, voire travailler avec certaines limitations. Etant donné que dans ce dernier cas, sa capacité concurrentielle sur le marché de l’emploi diminue. » explique le Dr. Schauss.

Cette capacité de la personne face à la concurrence disponible sur le marché de l’emploi se détermine par son aptitude, par rapport à d’autres travailleurs, à encore exercer une activité professionnelle normale parmi l’ensemble des professions qui composent « son » marché de l’emploi. Professions qui lui sont encore raisonnablement accessibles.

Le mécanisme légal de la réparation en accident du travail impose que l’ « état antérieur » soit considéré comme indifférent. L’état antérieur est « constitué par l’ensemble des antécédents susceptibles d’intervenir dans le processus pathologique faisant suite à l’accident ». La règle est la globalisation du dommage : la pathologie concernée doit être imputée pour le tout à l’accident, dès lors et aussi longtemps que celui-ci en est la cause partielle. En effet, un éventuel dommage antérieur n’empêchait pas la personne blessée d’exercer l’activité au cours de laquelle elle a subi l’accident.

Différence avec le droit commun

La situation est différente de celle en droit commun, où l’évaluation du préjudice subi par la victime d’un accident fait appel à la notion d’état antérieur. Cet état antérieur, altéré par le traumatisme lié à l’accident présent, peut s’ajouter à celui-ci et créer un dommage encore plus grave que celui que le traumatisme aurait provoqué chez un individu ‘sain’, càd sans pathologie auparavant. « Imaginons un accident de voiture qui provoque des lésions aux genoux », donne en exemple le Dr. Schauss. « Si la victime avait déjà des problèmes de genoux auparavant parce qu’elle avait beaucoup joué au football, elle ne va pas être dédommagée pour tout : il faudra soustraire la part de problèmes antérieurs pour trouver la vérité. »

 

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21 octobre 2019

expertise-medicale

La médecine de recours ?

Suite à une maladie ou suite à un accident ayant entraîné des blessures sévères, on peut se retrouver avec des dommages corporels plus ou moins importants, dont certains ne vont peut-être jamais disparaître complètement. Toute personne victime d’un accident ou d’une maladie entraînant un dommage corporel peut, à un moment, avoir besoin d’une expertise, voire d’une procédure en justice, pour obtenir une indemnisation de son préjudice. Certains médecins sont reconnus comme experts dans ce domaine, appelé « médecine de recours ». Ils établissent des « expertises médicales » pour évaluer les dommages subis par la victime et estimer l’ampleur de l’incapacité qui en résulte dans le cadre d’une procédure dite « médico-légale ». Ces experts vont défendre le patient et négocier d’égal à égal avec la partie adverse (la compagnie d’assurance de l’employeur, par exemple).

Différentes incapacités

Les séquelles de la maladie ou de l’accident peuvent avoir différentes répercussions sur la vie au quotidien. Elles se font sentir dans la sphère privée/familiale, dans les tâches ménagères et/ou au niveau professionnel. En fonction du domaine où elles portent à conséquences, ces répercussions sont, au regard de la loi, traduites en « incapacités ». On parle ainsi d’incapacité personnelle, ménagère et économique.

L’incapacité personnelle

L’incapacité personnelle reprend les limitations à l’intégrité physique et psychique de la personne. Cette incapacité peut avoir des répercussions concrètes dans la vie quotidienne.

L’incapacité ménagère

Ainsi l’incapacité ménagère est la difficulté, voire l’impossibilité, d’exécuter certaines tâches de la vie courante comme l’entretien de la maison, les courses, les repas, l’éducation des enfants, le repassage, etc.

L’incapacité économique/professionnelle

L’incapacité économique/professionnelle est la répercussion de l’incapacité personnelle sur la sphère de travail, et la perte de revenus qu’elle entraîne (à indemniser). Dans le domaine de l’assurance-maladie, le fait de ne plus pouvoir travailler s’appelle « incapacité » la première année. Au-delà d’un an, l’incapacité prend le nom d’« invalidité », terme reconnu par la Loi belge. Incapacité et invalidité sont reconnues par l’INAMI.
A pourcentage identique d’incapacité personnelle reconnue, ces incapacités ne seront pas forcément gérées de la même façon, au niveau professionnel, entre deux individus : s’ils ont chacun perdu une phalange, par exemple, la répercussion de cette incapacité personnelle sur leur univers professionnel sera très différente si l’un est pianiste et l’autre maçon. Le médecin qui évalue le taux d’incapacité (le médecin-conseil de l’assurance, par exemple, pour soumettre une proposition de dédommagement) prend en compte différents facteurs, dont l’âge, les qualifications, mais aussi les possibilités d’adaptation, voire de formation pour un recyclage ou une réorientation professionnelle.

 

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21 septembre 2019

tamponnement

Un tamponnement est-il toujours nécessaire ?

Le « méchage » – également appelé « tamponnement nasal » – est un acte qui consiste à placer des pansements absorbants dans les narines. Un tel « méchage » doit parfois être réalisé au terme d’une chirurgie du nez et/ou des sinus. Il nécessite dès lors d’être intégré dans les suites de l’intervention et les soins post-opératoires.
Ce « tamponnement nasal » poursuit plusieurs objectifs thérapeutiques, et non des moindres, le premier étant d’empêcher les saignements de nez. Le nez est un organe fortement vascularisé, c’est-à-dire particulièrement riche en petits vaisseaux sanguins qui peuvent éclater. Le pansement nasal est une sorte d’éponge douce qui absorbe le sang. Le méchage permet également de maintenir la cloison médiane.

Mais ces mots « mèche » et « tamponnement » font parfois peur aux patients. Surtout quand vient le moment de les retirer… A raison ? Non ! En réalité, l’ablation des mèches ou du tamponnement nasal est davantage un moment désagréable ou inconfortable que réellement douloureux. Cette (petite) étape sur le chemin vers un nouveau nez ou des sinus qui ne poseront plus problème doit vraiment être dédramatisée. Bien souvent – comme c’est le cas aussi pour d’autres gestes médicaux, ne fut-ce que le fait d’entendre le bruit de la fraise chez le dentiste -, le désagrément est amplifié parce qu’on redoute d’avoir mal et qu’on anticipe cette perspective de douleur. Et c’est tout à fait humain. N’écoutez donc pas trop les récits d’horreur que risquent de vous en faire des personnes qui ont été opérées. Demandez plutôt au chirurgien de vous expliquer ce qu’il en est exactement.

Seulement une fois sur dix

« Il est vrai qu’auparavant les tamponnements pouvaient s’avérer fort collants », explique le Dr. Schauss. Les mèches textiles ont été beaucoup utilisées. Leur extraction était cependant parfois traumatique, ce qui explique sans doute la mauvaise réputation du tamponnement auprès des patients qui sont passés par là, à cette époque. « Personnellement, j’utilise un système de mousse dotée d’un enrobage qui glisse davantage et rend le méchage beaucoup moins désagréable. Le tamponnement est toutefois rarement utilisé – dans environ 10% des cas -, il n’y a donc aucune raison d’avoir peur », rassure le médecin.

Si méchage il y a, celui-ci sera maintenu en place le moins longtemps possible. Demandez à votre chirurgien pour combien de temps vous en avez. Il pourra aussi vous donner de petits conseils pratiques – avec ou sans mèches – pour éviter les saignements de nez comme, par exemple, éviter de se moucher, ne pas faire d’effort violent ni porter de charges lourdes, essayer d’éternuer la bouche ouverte (pour diminuer la pression intranasale), ou encore dormir avec la tête surélevée les premiers jours après l’intervention.

 

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21 août 2019

abord interne ou externe

Pourquoi réaliser une rhinoplastie ?

Si vous n’êtes pas satisfait(e)s de l’apparence de votre nez, qu’il vous complexe et que vous désirez subir une intervention esthétique, vous aurez peut-être remarqué, en surfant sur le web pour vous informer préalablement sur cette opération, qu’il existe deux types d’approche pour cette chirurgie dite de « rhinoplastie », deux « abords » – c’est le mot exact – chirurgicaux possibles : le premier est dit « interne » ou « fermé » (voie endonasale), le second est dit « externe » ou « ouvert ».
Ce terme recouvre tout simplement la manière dont le médecin va intervenir sur le nez pour procéder aux petites rectifications : soit par l’intérieur avec des cicatrices cachées (« abord interne »), soit en ‘déshabillant’ le nez de sa peau (« abord externe ») afin de visualiser ses structures intérieures. C’est un peu comme s’il soulevait le ‘capot’ du nez pour avoir accès à sa pointe et à son arête pour remodeler plus aisément les petits os et les différents cartilages. On parle parfois, de façon très imagée, de « chirurgie à ciel ouvert ». Pour cela, le chirurgien pratique une incision dans la bas de la portion centrale (« columelle ») séparant les narines. La peau vient ensuite redraper la nouvelle structure nasale. La cicatrice, minimale, disparaît en quelques semaines.

Quelle différence entre les deux abords ?

Les deux méthodes présentent chacune des avantages et des limitations. La chirurgie ouverte (externe) est très efficace et précise, surtout pour transformer la pointe du nez. Mais l’œdèmeme post-opératoire met plus longtemps à se résorber car le drainage lymphatique est un peu perturbé.
La chirurgie fermée est plus complexe puisque la vue sur la zone de travail est réduite, mais les cicatrices sont invisibles et le gonflement après l’intervention d’une durée réduite. Comment choisir ? En fonction de l’anatomie du nez, des modifications à réaliser (réduction d’une bosse dorsale, affinement d’une pointe de nez trop large ou trop ronde, redressement d’un nez tombant ou d’une déviation de la cloison – septoplastie) et de leur complexité, mais aussi de l’expérience et des habitudes du praticien. Les deux abords sont complémentaires et non rivaux. Chaque rhinoplastie est le fruit d’un travail sur-mesure, donc unique.

Des incisions uniquement internes

Lors de la première consultation, le chirurgien vérifie si une intervention est possible et, si oui, vous en explique tous les tenants et aboutissants : la méthode chirurgicale la plus adéquate dans votre cas, le résultat qui peut en être attendu, les risques potentiels, le traitement postopératoire…
Le Docteur Schauss, fort de sa longue expertise, pratique davantage la seconde formule, par la voie interne. Notamment pour limiter l’œdèmeme post-opératoire. Mais comment le spécialiste ORL peut-il modifier la morphologie du nez sans ouvrir ? Des incisions sont bel et bien pratiquées, mais le long de l’intérieur de chaque narine, puis entre les structures ostéo-cartilagineuses. Des fils résorbables sont utilisés pour les sutures internes.
N’hésitez jamais à poser toutes les questions qui vous taraudent.

 

Posted in Médical by Dr Freddy Schauss
21 juillet 2019

chirurgie paupieres

Opération des paupières  ?

Le processus naturel de vieillissement du corps humain altère tous ses organes, des plus profondément dissimulés aux regards jusqu’aux plus visibles, comme notre peau qui, avec l’âge, perd en fermeté et en élasticité. Cette obsolescence génétiquement programmée se manifeste au niveau de la forme du visage, de ses contours qui ont tendance à s’affaisser, mais aussi au niveau des paupières dont la peau est déjà particulièrement fine et fragile dès le départ dans la vie.
Avec le temps, les fibres élastiques qui forment le maillage du tissu conjonctif du contour de l’œil diminuent, elles aussi. Résultat : un regard qui peut sembler constamment fatigué, tristounet. Des paupières lourdes, voire tombantes avec, parfois, un petit repli dû à l’excès de peau – avec des difficultés à se maquiller pour les femmes, bonjour le fard à paupières qui file se cacher dans le pli cutané !
La chirurgie esthétique peut rectifier ce signe de vieillissement cutané grâce à une opération appelée « blépharoplastie ». Cette intervention permet de corriger soit les paupières supérieures, soit les inférieures (en cas de poches sous les yeux), soit l’ensemble des quatre paupières. Le choix se fait en fonction du problème de départ et du résultat désiré discuté entre le praticien et le patient. Tout l’art étant de bien doser le geste chirurgical pour éviter une intervention trop agressive. L’objectif n’est pas de se retrouver avec des yeux de chat siamois, mais bien de récupérer un regard frais, dispos, reposé comme après une bonne nuit de sommeil.

La blépharoplastie :

La blépharoplastie consiste à ôter l’excédent de tissu victime du temps qui passe. Ce relâchement cutané peut être exacerbé par l’hérédité, mais aussi par le tabagisme, la consommation d’alcool et l’exposition fréquente au soleil. Le médecin peut également intervenir sur de petits excès de graisse sous-cutanée responsables d’un effet « valises sous les yeux » ou de paupières bouffies. Eh oui, vous lisez bien : il s’agit de graisse et non d’eau, comme on pourrait l’imaginer.

Intervention sur la paupière du dessus :

La partie de peau à ôter est dessinée sur la paupière par le chirurgien. Il pratique une incision (dans le pli formé entre les parties mobile et fixe de la paupière) et enlève cette petite ‘lunule’ de peau – voire une partie du muscle si besoin. Il élimine l’excès de graisse, cautérise les petits vaisseaux capillaires, puis suture. La cicatrice vient se loger dans le pli naturel de la paupière, elle ne sera donc pas visible. « Enfin, dans certains cas, il faut aussi penser à repositionner le sourcil pour obtenir un résultat optimal », précise le Dr Schauss.

Intervention sur la paupière inférieure :

S’il ne s’agit que de poches sous les yeux dues à un excès graisseux, l’opération peut être réalisée en passant par l’intérieur de la paupière (voie « endoconjonctivale »), via la muqueuse, ne laissant ainsi aucune cicatrice visible. Si la paupière inférieure présente également un excès cutané, il faut alors faire une incision discrète à l’extérieur de l’œil, à environ 1mm sous les cils inférieurs, pour retirer peau et muscle excédentaires. La cicatrice ne sera guère visible car, ici aussi, masquée par les replis naturels de la peau. Le muscle de l’orbite de l’œil (« orbiculaire ») peut être retendu pour parachever le travail et le résultat. De même, le praticien peut utiliser une partie de l’amas graisseux excédentaire pour le répartir dans la zone, notamment en le déplaçant et en le repositionnant vers le creux formé entre l’œil et le nez, pour éviter un effet « d’œil creux » qui trahirait l’intervention.

 

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21 juin 2019

expertise-medicaleLa faute médicale : qu’est-ce exactement ? Comment la prouver ?

En matière de santé, le risque zéro n’existe pas : il arrive que les choses ne se déroulent pas comme prévu pendant ou après une intervention médicale, même quand le médecin fait tout ce qui est en son pouvoir pour soigner le patient. Aucun prestataire de soins n’est à l’abri d’un événement indésirable. Une erreur humaine est également possible.
« Complication » médicale, « aléa » thérapeutique, « négligence », « erreur » : autant de termes qui ne sont pas synonymes…. Comment s’y retrouver quand on pense être victime d’un dommage suite à des soins de santé ? Il est souvent difficile de définir clairement s’il s’agit d’une « faute » ou d’un « aléa », mieux vaut le savoir. De même, si le médecin doit réaliser un acte médico-technique dont il sait qu’il peut avoir des effets secondaires, il doit en discuter auparavant avec le patient pour que ce dernier soit bien conscient des risques potentiels.
L’aléa thérapeutique est le tour imprévisible, défavorable, que prend une prestation de soins sans que la responsabilité du soignant ne puisse être évoquée. Ainsi du médecin qui exécute parfaitement un traitement, mais surviennent ensuite des complications qui étaient impossibles à prévoir.
L’erreur médicale est par exemple une erreur de jugement, d’appréciation (l’erreur est humaine) sans « faute » particulière des professionnels de santé, avec un dommage évitable causé de manière non intentionnelle.
La notion de faute médicale est plus dure : il y a faute lorsque le médecin n’a pas respecté les règles de l’art, c’est-à-dire qu’il n’a pas agi selon les données de la science.
En droit belge, c’est au patient victime de l’accident médical de prouver qu’il y a faute et d’apporter la preuve du préjudice corporel subi. Ce préjudice peut être établi par des examens médicaux qui vont constituer un dossier pour déterminer les dommages, qu’ils soient temporaires ou permanents. En cas de litige, un expert médical peut examiner ce rapport médical et réétudier le cas. L’expertise médicale peut être amiable ou judiciaire. Elle est nécessaire pour une éventuelle indemnisation de la victime. Si la preuve de l’erreur ne peut être apportée, le préjudice ne peut être indemnisé.

Le Fonds des accidents médicaux (FAM)

Depuis 2012, les personnes qui estiment avoir subi un dommage à la suite de soins de santé peuvent, dans certains cas, demander l’aide du Fonds des accidents médicaux (FAM). Celui-ci intervient pour donner un avis et éventuellement obtenir une indemnisation (dommages subis à partir du 2 avril 2010). La démarche est gratuite, mais il faut remplir des conditions avant de solliciter le Fonds : une invalidité permanente d’au moins 25%, une incapacité de travail d’au moins 6 mois consécutifs ou de 6 mois non consécutifs durant une période d’un an, le décès du patient, ou des dommages qui perturbent gravement ses conditions d’existence, physiques ou économiques. Le FAM contrôle la recevabilité de la demande. Il établit la gravité du dommage et regarde si l’assurance en responsabilité civile du prestataire de soins peut indemniser le dommage. Suit une phase de médiation. Si celle-ci échoue, le Fonds peut intervenir lui-même financièrement. Le législateur belge a instauré ce régime d’indemnisation des dommages résultant de soins de santé en dehors du domaine de la responsabilité : ce système vise à protéger les patients victimes d’un préjudice qui n’entre ni dans le cadre de la responsabilité médicale pour faute, ni dans celui de la responsabilité médicale en l’absence de faute. Le fondement de l’indemnisation n’est donc pas la responsabilité de quelqu’un, mais bien la solidarité collective.

Posted in Médical by Dr Freddy Schauss
21 mai 2019

operation-chirurgie-rhinoplastieQu’est-ce qu l’ostéotomie ?

L’« ostéotomie » est un terme médical technique qui désigne toute chirurgie au niveau de l’os (du grec ancien « ostéon » qui signifie « os », et de « tomê », du verbe « temnein », « couper »). La chirurgie correctrice qui concerne le nez s’appelle, elle, « rhinoplastie ». Elle a pour objectif de modifier la forme du nez, sa taille, son volume (narines) ou encore de remodeler son arête afin de le rendre plus joli, mieux en harmonie avec le visage. Dans certains cas, la rhinoplastie fait appel à l’ostéotomie pour rectifier les proportions du nez au niveau de son relief osseux.

La Rhinoplastie

Le souci le plus fréquemment rencontré chez les patients est une bosse au niveau de l’arête, présente soit depuis la naissance, soit consécutive à un traumatisme telle une fracture. La rhinoplastie est, généralement, une chirurgie d’ordre purement esthétique, mais elle peut parfois soulager un trouble respiratoire si la cloison nasale est déviée. L’opération est alors aussi fonctionnelle, puisqu’elle permet d’améliorer la fonction respiratoire.

Chaque nez est unique ; une opération même a priori simple doit être considérée dans la perspective de l’ensemble du visage pour que le résultat soit le plus naturel possible. Terminé le temps où les nez opérés se reconnaissaient entre mille par leur forme systématiquement « en trompette », à columelle (la zone entre les narines) retroussée…
Lors de la consultation pré-opératoire, le médecin ORL écoute le patient pour bien comprendre ses attentes. Il étudie le nez sous toutes ses coutures (largeur, hauteur, forme, pointe) et en prend les marques (qualité de la peau, du muscle, épaisseur des cartilages, profil, angle avec la bouche, proportion avec le menton…). Il vérifie également qu’il n’y a pas de troubles fonctionnels (déviation de la cloison nasale, sinusite chronique, polypes) et réfléchit aux futurs gestes chirurgicaux à poser.
Le spécialiste va littéralement sculpter le squelette du nez pour lui conférer sa future apparence, puis il utilise la peau pour draper et mouler la nouvelle architecture. La chirurgie la plus courante consiste à réduire l’organe (« rhinoplastie de réduction »), que ce soit au niveau de son volume (narines larges, nez épaté), de sa pointe (boule, nez projeté vers l’avant comme un bec), ou encore pour le raccourcir et ainsi agrandir l’angle formé avec la lèvre supérieure. En cas de bosse, l’ostéotomie permet de râper l’excroissance osseuse, voire de la fracturer pour l’ôter quand elle est trop importante. Les cartilages du nez – « alaires » à sa pointe et « triangulaires » sur ses ailes – peuvent eux aussi être modifiés. Enfin, en cas de déviation de la cloison nasale, le chirurgien va également la remettre en place : on parle alors de « septoplastie ».
Il est également possible d’augmenter le nez (« rhinoplastie d’augmentation ») dans des cas précis, plus rares (par exemple, lorsque l’ensellure nasale est très marquée), en recourant à des greffons.

 

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