Actualités

21 novembre 2019

evaluation

Accident de travail : évaluation

L’incapacité à la suite d’un accident de travail – on est dans la sphère purement professionnelle – s’évalue par la diminution ou la perte de potentiel économique de la personne qui en est victime. Cette incapacité est estimée dans son ensemble, à l’aune de sa capacité de ‘concurrence’ sur le marché de l’emploi qui lui est propre. A sa ‘valeur économique résiduelle’, en quelque sorte.

« L’estimation de l’incapacité de travail va dépendre de la profession et de la formation de la personne. Ce qui importe, c’est si elle sait encore ou plus travailler, voire travailler avec certaines limitations. Etant donné que dans ce dernier cas, sa capacité concurrentielle sur le marché de l’emploi diminue. » explique le Dr. Schauss.

Cette capacité de la personne face à la concurrence disponible sur le marché de l’emploi se détermine par son aptitude, par rapport à d’autres travailleurs, à encore exercer une activité professionnelle normale parmi l’ensemble des professions qui composent « son » marché de l’emploi. Professions qui lui sont encore raisonnablement accessibles.

Le mécanisme légal de la réparation en accident du travail impose que l’ « état antérieur » soit considéré comme indifférent. L’état antérieur est « constitué par l’ensemble des antécédents susceptibles d’intervenir dans le processus pathologique faisant suite à l’accident ». La règle est la globalisation du dommage : la pathologie concernée doit être imputée pour le tout à l’accident, dès lors et aussi longtemps que celui-ci en est la cause partielle. En effet, un éventuel dommage antérieur n’empêchait pas la personne blessée d’exercer l’activité au cours de laquelle elle a subi l’accident.

Différence avec le droit commun

La situation est différente de celle en droit commun, où l’évaluation du préjudice subi par la victime d’un accident fait appel à la notion d’état antérieur. Cet état antérieur, altéré par le traumatisme lié à l’accident présent, peut s’ajouter à celui-ci et créer un dommage encore plus grave que celui que le traumatisme aurait provoqué chez un individu ‘sain’, càd sans pathologie auparavant. « Imaginons un accident de voiture qui provoque des lésions aux genoux », donne en exemple le Dr. Schauss. « Si la victime avait déjà des problèmes de genoux auparavant parce qu’elle avait beaucoup joué au football, elle ne va pas être dédommagée pour tout : il faudra soustraire la part de problèmes antérieurs pour trouver la vérité. »

 

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21 octobre 2019

expertise-medicale

La médecine de recours ?

Suite à une maladie ou suite à un accident ayant entraîné des blessures sévères, on peut se retrouver avec des dommages corporels plus ou moins importants, dont certains ne vont peut-être jamais disparaître complètement. Toute personne victime d’un accident ou d’une maladie entraînant un dommage corporel peut, à un moment, avoir besoin d’une expertise, voire d’une procédure en justice, pour obtenir une indemnisation de son préjudice. Certains médecins sont reconnus comme experts dans ce domaine, appelé « médecine de recours ». Ils établissent des « expertises médicales » pour évaluer les dommages subis par la victime et estimer l’ampleur de l’incapacité qui en résulte dans le cadre d’une procédure dite « médico-légale ». Ces experts vont défendre le patient et négocier d’égal à égal avec la partie adverse (la compagnie d’assurance de l’employeur, par exemple).

Différentes incapacités

Les séquelles de la maladie ou de l’accident peuvent avoir différentes répercussions sur la vie au quotidien. Elles se font sentir dans la sphère privée/familiale, dans les tâches ménagères et/ou au niveau professionnel. En fonction du domaine où elles portent à conséquences, ces répercussions sont, au regard de la loi, traduites en « incapacités ». On parle ainsi d’incapacité personnelle, ménagère et économique.

L’incapacité personnelle

L’incapacité personnelle reprend les limitations à l’intégrité physique et psychique de la personne. Cette incapacité peut avoir des répercussions concrètes dans la vie quotidienne.

L’incapacité ménagère

Ainsi l’incapacité ménagère est la difficulté, voire l’impossibilité, d’exécuter certaines tâches de la vie courante comme l’entretien de la maison, les courses, les repas, l’éducation des enfants, le repassage, etc.

L’incapacité économique/professionnelle

L’incapacité économique/professionnelle est la répercussion de l’incapacité personnelle sur la sphère de travail, et la perte de revenus qu’elle entraîne (à indemniser). Dans le domaine de l’assurance-maladie, le fait de ne plus pouvoir travailler s’appelle « incapacité » la première année. Au-delà d’un an, l’incapacité prend le nom d’« invalidité », terme reconnu par la Loi belge. Incapacité et invalidité sont reconnues par l’INAMI.
A pourcentage identique d’incapacité personnelle reconnue, ces incapacités ne seront pas forcément gérées de la même façon, au niveau professionnel, entre deux individus : s’ils ont chacun perdu une phalange, par exemple, la répercussion de cette incapacité personnelle sur leur univers professionnel sera très différente si l’un est pianiste et l’autre maçon. Le médecin qui évalue le taux d’incapacité (le médecin-conseil de l’assurance, par exemple, pour soumettre une proposition de dédommagement) prend en compte différents facteurs, dont l’âge, les qualifications, mais aussi les possibilités d’adaptation, voire de formation pour un recyclage ou une réorientation professionnelle.

 

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21 septembre 2019

tamponnement

Un tamponnement est-il toujours nécessaire ?

Le « méchage » – également appelé « tamponnement nasal » – est un acte qui consiste à placer des pansements absorbants dans les narines. Un tel « méchage » doit parfois être réalisé au terme d’une chirurgie du nez et/ou des sinus. Il nécessite dès lors d’être intégré dans les suites de l’intervention et les soins post-opératoires.
Ce « tamponnement nasal » poursuit plusieurs objectifs thérapeutiques, et non des moindres, le premier étant d’empêcher les saignements de nez. Le nez est un organe fortement vascularisé, c’est-à-dire particulièrement riche en petits vaisseaux sanguins qui peuvent éclater. Le pansement nasal est une sorte d’éponge douce qui absorbe le sang. Le méchage permet également de maintenir la cloison médiane.

Mais ces mots « mèche » et « tamponnement » font parfois peur aux patients. Surtout quand vient le moment de les retirer… A raison ? Non ! En réalité, l’ablation des mèches ou du tamponnement nasal est davantage un moment désagréable ou inconfortable que réellement douloureux. Cette (petite) étape sur le chemin vers un nouveau nez ou des sinus qui ne poseront plus problème doit vraiment être dédramatisée. Bien souvent – comme c’est le cas aussi pour d’autres gestes médicaux, ne fut-ce que le fait d’entendre le bruit de la fraise chez le dentiste -, le désagrément est amplifié parce qu’on redoute d’avoir mal et qu’on anticipe cette perspective de douleur. Et c’est tout à fait humain. N’écoutez donc pas trop les récits d’horreur que risquent de vous en faire des personnes qui ont été opérées. Demandez plutôt au chirurgien de vous expliquer ce qu’il en est exactement.

Seulement une fois sur dix

« Il est vrai qu’auparavant les tamponnements pouvaient s’avérer fort collants », explique le Dr. Schauss. Les mèches textiles ont été beaucoup utilisées. Leur extraction était cependant parfois traumatique, ce qui explique sans doute la mauvaise réputation du tamponnement auprès des patients qui sont passés par là, à cette époque. « Personnellement, j’utilise un système de mousse dotée d’un enrobage qui glisse davantage et rend le méchage beaucoup moins désagréable. Le tamponnement est toutefois rarement utilisé – dans environ 10% des cas -, il n’y a donc aucune raison d’avoir peur », rassure le médecin.

Si méchage il y a, celui-ci sera maintenu en place le moins longtemps possible. Demandez à votre chirurgien pour combien de temps vous en avez. Il pourra aussi vous donner de petits conseils pratiques – avec ou sans mèches – pour éviter les saignements de nez comme, par exemple, éviter de se moucher, ne pas faire d’effort violent ni porter de charges lourdes, essayer d’éternuer la bouche ouverte (pour diminuer la pression intranasale), ou encore dormir avec la tête surélevée les premiers jours après l’intervention.

 

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21 août 2019

abord interne ou externe

Pourquoi réaliser une rhinoplastie ?

Si vous n’êtes pas satisfait(e)s de l’apparence de votre nez, qu’il vous complexe et que vous désirez subir une intervention esthétique, vous aurez peut-être remarqué, en surfant sur le web pour vous informer préalablement sur cette opération, qu’il existe deux types d’approche pour cette chirurgie dite de « rhinoplastie », deux « abords » – c’est le mot exact – chirurgicaux possibles : le premier est dit « interne » ou « fermé » (voie endonasale), le second est dit « externe » ou « ouvert ».
Ce terme recouvre tout simplement la manière dont le médecin va intervenir sur le nez pour procéder aux petites rectifications : soit par l’intérieur avec des cicatrices cachées (« abord interne »), soit en ‘déshabillant’ le nez de sa peau (« abord externe ») afin de visualiser ses structures intérieures. C’est un peu comme s’il soulevait le ‘capot’ du nez pour avoir accès à sa pointe et à son arête pour remodeler plus aisément les petits os et les différents cartilages. On parle parfois, de façon très imagée, de « chirurgie à ciel ouvert ». Pour cela, le chirurgien pratique une incision dans la bas de la portion centrale (« columelle ») séparant les narines. La peau vient ensuite redraper la nouvelle structure nasale. La cicatrice, minimale, disparaît en quelques semaines.

Quelle différence entre les deux abords ?

Les deux méthodes présentent chacune des avantages et des limitations. La chirurgie ouverte (externe) est très efficace et précise, surtout pour transformer la pointe du nez. Mais l’œdèmeme post-opératoire met plus longtemps à se résorber car le drainage lymphatique est un peu perturbé.
La chirurgie fermée est plus complexe puisque la vue sur la zone de travail est réduite, mais les cicatrices sont invisibles et le gonflement après l’intervention d’une durée réduite. Comment choisir ? En fonction de l’anatomie du nez, des modifications à réaliser (réduction d’une bosse dorsale, affinement d’une pointe de nez trop large ou trop ronde, redressement d’un nez tombant ou d’une déviation de la cloison – septoplastie) et de leur complexité, mais aussi de l’expérience et des habitudes du praticien. Les deux abords sont complémentaires et non rivaux. Chaque rhinoplastie est le fruit d’un travail sur-mesure, donc unique.

Des incisions uniquement internes

Lors de la première consultation, le chirurgien vérifie si une intervention est possible et, si oui, vous en explique tous les tenants et aboutissants : la méthode chirurgicale la plus adéquate dans votre cas, le résultat qui peut en être attendu, les risques potentiels, le traitement postopératoire…
Le Docteur Schauss, fort de sa longue expertise, pratique davantage la seconde formule, par la voie interne. Notamment pour limiter l’œdèmeme post-opératoire. Mais comment le spécialiste ORL peut-il modifier la morphologie du nez sans ouvrir ? Des incisions sont bel et bien pratiquées, mais le long de l’intérieur de chaque narine, puis entre les structures ostéo-cartilagineuses. Des fils résorbables sont utilisés pour les sutures internes.
N’hésitez jamais à poser toutes les questions qui vous taraudent.

 

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21 juillet 2019

chirurgie paupieres

Opération des paupières  ?

Le processus naturel de vieillissement du corps humain altère tous ses organes, des plus profondément dissimulés aux regards jusqu’aux plus visibles, comme notre peau qui, avec l’âge, perd en fermeté et en élasticité. Cette obsolescence génétiquement programmée se manifeste au niveau de la forme du visage, de ses contours qui ont tendance à s’affaisser, mais aussi au niveau des paupières dont la peau est déjà particulièrement fine et fragile dès le départ dans la vie.
Avec le temps, les fibres élastiques qui forment le maillage du tissu conjonctif du contour de l’œil diminuent, elles aussi. Résultat : un regard qui peut sembler constamment fatigué, tristounet. Des paupières lourdes, voire tombantes avec, parfois, un petit repli dû à l’excès de peau – avec des difficultés à se maquiller pour les femmes, bonjour le fard à paupières qui file se cacher dans le pli cutané !
La chirurgie esthétique peut rectifier ce signe de vieillissement cutané grâce à une opération appelée « blépharoplastie ». Cette intervention permet de corriger soit les paupières supérieures, soit les inférieures (en cas de poches sous les yeux), soit l’ensemble des quatre paupières. Le choix se fait en fonction du problème de départ et du résultat désiré discuté entre le praticien et le patient. Tout l’art étant de bien doser le geste chirurgical pour éviter une intervention trop agressive. L’objectif n’est pas de se retrouver avec des yeux de chat siamois, mais bien de récupérer un regard frais, dispos, reposé comme après une bonne nuit de sommeil.

La blépharoplastie :

La blépharoplastie consiste à ôter l’excédent de tissu victime du temps qui passe. Ce relâchement cutané peut être exacerbé par l’hérédité, mais aussi par le tabagisme, la consommation d’alcool et l’exposition fréquente au soleil. Le médecin peut également intervenir sur de petits excès de graisse sous-cutanée responsables d’un effet « valises sous les yeux » ou de paupières bouffies. Eh oui, vous lisez bien : il s’agit de graisse et non d’eau, comme on pourrait l’imaginer.

Intervention sur la paupière du dessus :

La partie de peau à ôter est dessinée sur la paupière par le chirurgien. Il pratique une incision (dans le pli formé entre les parties mobile et fixe de la paupière) et enlève cette petite ‘lunule’ de peau – voire une partie du muscle si besoin. Il élimine l’excès de graisse, cautérise les petits vaisseaux capillaires, puis suture. La cicatrice vient se loger dans le pli naturel de la paupière, elle ne sera donc pas visible. « Enfin, dans certains cas, il faut aussi penser à repositionner le sourcil pour obtenir un résultat optimal », précise le Dr Schauss.

Intervention sur la paupière inférieure :

S’il ne s’agit que de poches sous les yeux dues à un excès graisseux, l’opération peut être réalisée en passant par l’intérieur de la paupière (voie « endoconjonctivale »), via la muqueuse, ne laissant ainsi aucune cicatrice visible. Si la paupière inférieure présente également un excès cutané, il faut alors faire une incision discrète à l’extérieur de l’œil, à environ 1mm sous les cils inférieurs, pour retirer peau et muscle excédentaires. La cicatrice ne sera guère visible car, ici aussi, masquée par les replis naturels de la peau. Le muscle de l’orbite de l’œil (« orbiculaire ») peut être retendu pour parachever le travail et le résultat. De même, le praticien peut utiliser une partie de l’amas graisseux excédentaire pour le répartir dans la zone, notamment en le déplaçant et en le repositionnant vers le creux formé entre l’œil et le nez, pour éviter un effet « d’œil creux » qui trahirait l’intervention.

 

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21 juin 2019

expertise-medicaleLa faute médicale : qu’est-ce exactement ? Comment la prouver ?

En matière de santé, le risque zéro n’existe pas : il arrive que les choses ne se déroulent pas comme prévu pendant ou après une intervention médicale, même quand le médecin fait tout ce qui est en son pouvoir pour soigner le patient. Aucun prestataire de soins n’est à l’abri d’un événement indésirable. Une erreur humaine est également possible.
« Complication » médicale, « aléa » thérapeutique, « négligence », « erreur » : autant de termes qui ne sont pas synonymes…. Comment s’y retrouver quand on pense être victime d’un dommage suite à des soins de santé ? Il est souvent difficile de définir clairement s’il s’agit d’une « faute » ou d’un « aléa », mieux vaut le savoir. De même, si le médecin doit réaliser un acte médico-technique dont il sait qu’il peut avoir des effets secondaires, il doit en discuter auparavant avec le patient pour que ce dernier soit bien conscient des risques potentiels.
L’aléa thérapeutique est le tour imprévisible, défavorable, que prend une prestation de soins sans que la responsabilité du soignant ne puisse être évoquée. Ainsi du médecin qui exécute parfaitement un traitement, mais surviennent ensuite des complications qui étaient impossibles à prévoir.
L’erreur médicale est par exemple une erreur de jugement, d’appréciation (l’erreur est humaine) sans « faute » particulière des professionnels de santé, avec un dommage évitable causé de manière non intentionnelle.
La notion de faute médicale est plus dure : il y a faute lorsque le médecin n’a pas respecté les règles de l’art, c’est-à-dire qu’il n’a pas agi selon les données de la science.
En droit belge, c’est au patient victime de l’accident médical de prouver qu’il y a faute et d’apporter la preuve du préjudice corporel subi. Ce préjudice peut être établi par des examens médicaux qui vont constituer un dossier pour déterminer les dommages, qu’ils soient temporaires ou permanents. En cas de litige, un expert médical peut examiner ce rapport médical et réétudier le cas. L’expertise médicale peut être amiable ou judiciaire. Elle est nécessaire pour une éventuelle indemnisation de la victime. Si la preuve de l’erreur ne peut être apportée, le préjudice ne peut être indemnisé.

Le Fonds des accidents médicaux (FAM)

Depuis 2012, les personnes qui estiment avoir subi un dommage à la suite de soins de santé peuvent, dans certains cas, demander l’aide du Fonds des accidents médicaux (FAM). Celui-ci intervient pour donner un avis et éventuellement obtenir une indemnisation (dommages subis à partir du 2 avril 2010). La démarche est gratuite, mais il faut remplir des conditions avant de solliciter le Fonds : une invalidité permanente d’au moins 25%, une incapacité de travail d’au moins 6 mois consécutifs ou de 6 mois non consécutifs durant une période d’un an, le décès du patient, ou des dommages qui perturbent gravement ses conditions d’existence, physiques ou économiques. Le FAM contrôle la recevabilité de la demande. Il établit la gravité du dommage et regarde si l’assurance en responsabilité civile du prestataire de soins peut indemniser le dommage. Suit une phase de médiation. Si celle-ci échoue, le Fonds peut intervenir lui-même financièrement. Le législateur belge a instauré ce régime d’indemnisation des dommages résultant de soins de santé en dehors du domaine de la responsabilité : ce système vise à protéger les patients victimes d’un préjudice qui n’entre ni dans le cadre de la responsabilité médicale pour faute, ni dans celui de la responsabilité médicale en l’absence de faute. Le fondement de l’indemnisation n’est donc pas la responsabilité de quelqu’un, mais bien la solidarité collective.

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21 mai 2019

operation-chirurgie-rhinoplastieQu’est-ce qu l’ostéotomie ?

L’« ostéotomie » est un terme médical technique qui désigne toute chirurgie au niveau de l’os (du grec ancien « ostéon » qui signifie « os », et de « tomê », du verbe « temnein », « couper »). La chirurgie correctrice qui concerne le nez s’appelle, elle, « rhinoplastie ». Elle a pour objectif de modifier la forme du nez, sa taille, son volume (narines) ou encore de remodeler son arête afin de le rendre plus joli, mieux en harmonie avec le visage. Dans certains cas, la rhinoplastie fait appel à l’ostéotomie pour rectifier les proportions du nez au niveau de son relief osseux.

La Rhinoplastie

Le souci le plus fréquemment rencontré chez les patients est une bosse au niveau de l’arête, présente soit depuis la naissance, soit consécutive à un traumatisme telle une fracture. La rhinoplastie est, généralement, une chirurgie d’ordre purement esthétique, mais elle peut parfois soulager un trouble respiratoire si la cloison nasale est déviée. L’opération est alors aussi fonctionnelle, puisqu’elle permet d’améliorer la fonction respiratoire.

Chaque nez est unique ; une opération même a priori simple doit être considérée dans la perspective de l’ensemble du visage pour que le résultat soit le plus naturel possible. Terminé le temps où les nez opérés se reconnaissaient entre mille par leur forme systématiquement « en trompette », à columelle (la zone entre les narines) retroussée…
Lors de la consultation pré-opératoire, le médecin ORL écoute le patient pour bien comprendre ses attentes. Il étudie le nez sous toutes ses coutures (largeur, hauteur, forme, pointe) et en prend les marques (qualité de la peau, du muscle, épaisseur des cartilages, profil, angle avec la bouche, proportion avec le menton…). Il vérifie également qu’il n’y a pas de troubles fonctionnels (déviation de la cloison nasale, sinusite chronique, polypes) et réfléchit aux futurs gestes chirurgicaux à poser.
Le spécialiste va littéralement sculpter le squelette du nez pour lui conférer sa future apparence, puis il utilise la peau pour draper et mouler la nouvelle architecture. La chirurgie la plus courante consiste à réduire l’organe (« rhinoplastie de réduction »), que ce soit au niveau de son volume (narines larges, nez épaté), de sa pointe (boule, nez projeté vers l’avant comme un bec), ou encore pour le raccourcir et ainsi agrandir l’angle formé avec la lèvre supérieure. En cas de bosse, l’ostéotomie permet de râper l’excroissance osseuse, voire de la fracturer pour l’ôter quand elle est trop importante. Les cartilages du nez – « alaires » à sa pointe et « triangulaires » sur ses ailes – peuvent eux aussi être modifiés. Enfin, en cas de déviation de la cloison nasale, le chirurgien va également la remettre en place : on parle alors de « septoplastie ».
Il est également possible d’augmenter le nez (« rhinoplastie d’augmentation ») dans des cas précis, plus rares (par exemple, lorsque l’ensellure nasale est très marquée), en recourant à des greffons.

 

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21 avril 2019

chirurgie-sinusLes sinus : à quoi servent-ils ? Comment les opérer ?

Le nez constitue la porte d’entrée des voies respiratoires supérieures. Les narines forment l’accès vers les fosses nasales situées en amont, via un « vestibule », un couloir à l’intérieur de chacune des deux narines soutenu par une architecture de cartilage.
Ce vestibule est bien conçu : il est tapissé de petits poils qui assurent la protection du système respiratoire en retenant et filtrant les corps étrangers (poussières, particules de pollution, allergènes, insectes, etc.) présents dans l’air que nous respirons en continu.
Une fois cette barrière mécanique franchie, nous pénétrons dans les fosses nasales proprement dites. Cette cavité, située juste au-dessus du palais de la bouche, est séparée en deux par une cloison baptisée « septum ». Le septum est constitué de cartilage et d’os. Les fosses nasales communiquent directement avec le pharynx, nom médical de l’espace situé à l’arrière de la bouche que l’on désigne familièrement comme « la gorge ». Les fosses nasales communiquent aussi avec d’autres cavités présentes autour du ne z: les sinus.
Les sinus vont par paire ; ils portent quatre noms différents selon leur localisation. Juste au-dessus de l’arête du nez, entre les yeux, se trouvent les sinus dits « ethmoïdaux », creusés dans l’os ethmoïde. Toujours au-dessus du nez, derrière les sourcils, ce sont les sinus « frontaux » (dans l’os frontal). Ils sont séparés par une cloison osseuse fine. De part et d’autre de la pyramide du nez, sous les orbites des yeux, deux autres sinus se dissimulent dans la mâchoire supérieure : les sinus « maxillaires ». Enfin, derrière la cavité nasale se trouve un dernier sinus : le « sphénoïdal » (du nom de l’os sphénoïde). Lui aussi est divisé en deux par une mince cloison.

La chirurgie micro-endoscopique fonctionnelle des sinus

Chaque sinus paranasal peut être le siège d’une inflammation causée par un microbe qui a réussi à franchir la barrière de petits poils du vestibule : c’est la sinusite. Virus ou bactérie assiège la sphère pharyngée (rhinopharyngite, grippe) et sinusale. Le nez s’enflamme, la muqueuse gonfle et obstrue les passages déjà étroits entre les différentes cavités paranasales… Cet ‘embouteillage’ fait que parfois, le foyer infectieux s’installe à demeure dans l’un ou l’autre sinus… La sinusite devient chronique !
La chirurgie des sinus peut venir à bout du cercle vicieux de cette infection chronique. Elle consiste à ôter la muqueuse malade des sinus et (ré)élargir le passage pour drainer à nouveau parfaitement vers les cavités nasales. L’intervention se fait par voie endonasale, à l’aide d’un bon éclairage et sous grossissement optique. Elle nécessite une grande expertise. Le docteur Schauss, formé par l’un des plus grands chirurgiens allemands spécialistes des sinus, le Pr. Wolfgang Draf de l’hôpital de Fulda, en a réalisé des centaines, plus de mille en réalité, et maîtrise donc parfaitement la technique.
La chirurgie peut concerner un ou plusieurs sinus, d’où diverses dénominations selon les cas : ethmoïdectomie pour les cavités ethmoïdales ou méatotomie pour les sinus maxillaires et être combinée avec un redressement du septum (« septoplastie ») s’il est dévié et entrave la respiration. Votre spécialiste ORL peut vous conseiller la chirurgie la plus adéquate en fonction de votre cas. Il n’existe donc pas deux interventions parfaitement identiques.

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21 mars 2019

Les osselets et la chirurgie des osselets

Comme leur nom l’indique, les osselets sont de petits os. Tellement petits – la taille d’un gros grain de riz, qu’ils sont les plus infimes de tout le corps humain. Ils sont trois, et c’est dans l’oreille qu’on les trouve. Plus précisément, au niveau de l’oreille dite « moyenne ».

Mais reprenons depuis le début.
Notre oreille se compose de trois parties.
La première, celle que nous connaissons le mieux car elle nous est visible, est l’oreille « externe ». Elle est formée du pavillon, en silhouette d’hippocampe, qui comporte le lobe de chair, du cartilage qui assure sa rigidité et de la peau. Ce pavillon permet de conduire les ondes sonores vers le conduit auditif, lui aussi dit « externe ». Ce mini-tunnel, long de 2,5 centimètres pour un demi-centimètre de large, assure le relais des ondes vers l’intérieur de la tête, à travers l’os temporal. L’enveloppe interne du conduit auditif contient de nombreuses glandes à l’origine de la fabrication du cérumen, cette espèce de cire jaunâtre (voire orange/brune) qui sert à protéger l’intérieur de l’oreille en retenant, telle une colle, les « ennemis » (microbes, corps étrangers, poussières) qui tenteraient d’y pénétrer. Au bout du couloir se trouve le tympan, que les ondes viennent percuter. La membrane tympanique marque l’entrée dans la partie suivante : l’oreille « moyenne ».
Celle-ci est constituée de différents espaces remplis d’air, dont l’un baptisé « caisse du tympan ». C’est là que se trouvent nos trois petits osselets qui forment une chaîne du son pour poursuivre la transmission des ondes vers l’oreille interne. Le nom de chaque osselet réfère à sa forme : le marteau, dont le manche le rattache au tympan, l’enclume, puis l’étrier. Ce dernier est le plus minuscule : +/-3mm pour un poids (plume) de 3 mg ! Les vibrations des ondes sonores, amplifiées par le tympan tel un micro, activent la chaîne d’osselets qui, par un système d’articulation, vont faire pénétrer le son encore plus loin, dans la troisième partie, l’oreille « interne ».
La platine, située à la base de l’osselet ‘étrier’, transmet les ondes vers le vestibule, mettant en mouvement le liquide présent dans l’oreille interne. Les vibrations se transforment en influx nerveux, qui sont envoyés au cerveau via le nerf auditif afin d’être interprétés et traduits en messages.

Les osselets jouent donc un rôle majeur dans la chaîne complexe de l’audition. Rôle qui peut connaître des défaillances, soit dès la naissance (trouble congénital), soit au décours de la vie (usure, trauma). Si les osselets ne font pas bien leur travail, la perte auditive peut être grande (surdité dite « de transmission »). La chirurgie des osselets permet d’intervenir pour les réparer, voire les remplacer. La chaîne de transmission est ainsi restaurée, les ondes sonores peuvent à nouveau parvenir jusqu’à l’oreille interne.

Différentes causes peuvent abîmer les osselets, comme une fracture ou une malformation. Parfois, c’est l’articulation entre les trois petits os qui n’est pas optimale et qui entrave l’audition. Ils peuvent aussi être victimes d’un « cholestéatome » : cette maladie provoque une accumulation de squames de peau dans la caisse du tympan, avec inflammation chronique, qui attaque les structures osseuses. Cette affection est souvent causée par des otites à répétition et/ou mal soignées pendant l’enfance. La perte d’audition est proportionnelle à la destruction des osselets.

Plus d’infos, voir rubrique O.R.L.

 

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21 novembre 2018

Mon nouveau site est en ligne !

Dr Freddy SchaussJ’ai le plaisir de vous présenter mon nouveau site www.drschauss.be.  Vous découvrirez qui je suis, ma philosophie de la médecine et mes publications scientifiques.

Je vous présente également mes différents services et compétences ainsi que mes nombreux équipements.

Une galerie photos très riche vous permettra également de découvrir mes locaux et horaires.

Enfin, vous pourrez me contacter aisément via ce site web.

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